Le numéro des jeunes: les jeunes s'expriment

[name]
Vol. XLVII No. 4 2010

Des millions d'enfants dans le monde ne reçoivent pas une éducation de qualité et n'ont donc pas la possibilité de décider de ce qu'ils veulent faire dans la vie. L'objectif d'assurer l'éducation pour tous donne aux gouvernements un moyen de payer la dette sociale envers les peuples du monde entier.

La sexualité transcende les différences religieuses, raciales et culturelles. Quels que soient la couleur de la peau, le sexe, le dieu vénéré ou la manière dont les différentes cultures la représentent, la sexualité est un sujet qui suscite des questionnements. En particulier pendant l'adolescence où les jeunes construisent leur identité, les jeunes filles et les jeunes garçons se posent des questions sur leur sexualité et leur nature en tant qu'être sexuel alors qu'ils amorcent cette transition délicate entre l'enfance et la vie adulte.

Lorsque j'étais jeune, les enfants du quartier se retrouvaient dans la rue pour jouer à la balle aux prisonniers devant chez moi. Sous un soleil de plomb, nous courions d'un côté à l'autre, nous baissant pour éviter d'être touchés par le ballon. Je savourais chaque seconde de ces jeux.

Des élèves à Lusaka, en Zambie, s'informent sur la tuberculose et s'engagent à sensibiliser leurs pairs. Nous aimerions partager une expérience qui nous a ouvert les yeux sur certaines questions auxquelles nous ne prêtions pas une grande attention. Notre professeur, Florence Lutale, nous a fait participer à un programme mondial en collaboration avec le Genius Group of Schools à Rajkot, en Inde, et des écoles aux États-Unis afin de partager notre expérience sur les maladies infectieuses dans le monde. Ce programme est initié par GreenContributor, une organisation non gouvernementale. Nous nous sommes concentrés sur la tuberculose dont la couverture médiatique est moins importante que celle du VIH/sida. Au cours de notre recherche, nous avons constaté que peu d'élèves de l'École internationale à Lusaka avaient été en contact avec des personnes atteintes de tuberculose. En Zambie, beaucoup pensent que c'est une maladie qui touche les pauvres ou les personnes séropositives.

Depuis des années, la Conférence du désarmement (CD)* est dans une impasse. Après les négociations qui ont été menées à bien sur le Traité sur l'interdiction partielle des essais d'armes nucléaires en 1963 et, plus récemment, sur le Traité de non-prolifération d'armes nucléaires en 1972, les travaux sont au point mort. Les dernières négociations remontent à 1996, avec l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies du Traité sur l'interdiction complète des essais d'armes nucléaires qui n'est toujours pas entré en vigueur.

Sireen Tutunji et Gedalia Gillis sont d'anciens étudiants de Face to Face/Faith to Faith, un programme annuel pour le dialogue et le leadership destiné aux jeunes juifs, chrétiens et musulman, organisé et mis en œuvre par le Conseil de coordination interreligieuse en partenariat avec le Séminaire théologique Auburn à New York. Les participants au programme se rencontrent deux fois par semaine à Jérusalem-Est et à Jérusalem-Ouest afin d'encourager des relations amicales et la tolérance envers « l'autre » et de développer le dialogue et les aptitudes à diriger. Ils accomplissent ensemble un travail bénévole en faveur des communautés juives et palestiniennes dans la ville

« Si une guerre éclate, mon enfant doit être protégé », a dit Willson Khama il y a six ans sur son lit de mort, rongé par la tuberculose1. Il n'avait que trente-cinq ans et avait passé près de la moitié de sa vie comme enfant soldat avec un groupe de guérilla au Liberia pendant la guerre civile qui a eu lieu de 1989 à 1996. Il voulait s'assurer que son fils n'ait jamais à subir ce qu'il avait enduré.

À mon avis, il n'est pas réaliste de croire que tous les pays réaliseront les huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d'ici à 2015, l'année butoir. En outre, l'amélioration de certains OMD peut nuire à d'autres. L'objectif que j'ai choisi est le premier OMD, éradiquer l'extrême pauvreté, la faim et ses trois cibles : réduire de moitié la proportion de personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour; assurer un emploi à plein temps et productif, ainsi qu'un travail décent à tous, y compris aux femmes et aux jeunes; et, d'ici à 2015, réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim.

Aujourd'hui, il y a 1,5 milliard de jeunes âgés de 12 à 24 ans dans le monde, dont 1,3 milliard vivent dans les pays en développement1 - la génération de jeunes gens à travers le monde la plus importante jamais observée. À ce titre, ils devraient donc participer à l'élaboration des politiques qui les touchent. Il est aussi essentiel qu'ils participent aux décisions concernant les questions liées à la jeunesse. Lorsque l'on fait partie du même groupe d'âge, on est mieux à même de comprendre les besoins, les capacités et les limites propres à ce groupe. Parallèlement à la prise de conscience croissante de l'importance de la participation des jeunes à la prise de décisions, on constate une participation plus importante des défenseurs des jeunes dans les programmes et les manifestations, comme lors de la Conférence mondiale de la jeunesse qui s'est tenue en 2010 au Mexique, dans le Programme jeunesse de la Conférence internationale sur le SIDA et au cours du Symposium pour les jeunes lors de la conférence sur le thème « Les femmes donnent la vie ». La question est de savoir comment ces défenseurs sont sélectionnés et s'ils sont les mieux placés pour parler au nom des jeunes.

Avec la richesse des ressources dont nous disposons dans le monde, ce serait une honte pour l'humanité que cet hymne ci-dessus représente la vérité en 2015, l'année butoir pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il est donc injuste de demander aujourd'hui si les OMD sont réalisables. Ce n'est pas juste pour les 925 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim et le 1,4 milliard qui vit dans la pauvreté. Mais, surtout, c'est injuste parce que le monde a les ressources nécessaires pour atteindre les OMD. Ce qui manque, c'est un sentiment d'urgence, l'urgence qui est le moteur de la vie de ceux qui souffrent. Si de nombreuses régions ne sont pas en mesure d'atteindre leurs objectifs, il y a toutefois de quoi espérer. Nous avons accompli beaucoup, mais cela ne suffit pas. Posons-nous cette question essentielle : pourquoi y a-t-il lieu d'espérer ?

« Je n'avais pas le choix », a murmuré une jeune femme de trente-deux ans au visage tendu qui a souhaité garder l'anonymat. Je ressentais ses émotions si fortement que j'aurais aimé pouvoir l'aider. « J'étais l'aínée de mes sœurs », a-t-elle expliqué, « ma tante est venue voir mon père pour lui demander son consentement à mon mariage avec son fils aíné. Mon père ne voulait pas la décevoir - sa politesse a engendré ma mélancolie ». Elle a été mariée à 16 ans. Je savais que son cas n'était pas unique. Dans mon pays, des adolescentes connaissent aussi la même situation.

Le monde fait face à une échéance. Le temps presse, et pour les gouvernements du monde entier la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est une priorité. Il ne fait aucun doute que la propagation du VIH/sida, le réchauffement climatique et le désarmement sont aujourd'hui davantage traités dans les médias. Mais alors qu'elle touche tout le monde, une question reste inaperçue, la faim. C'est pourquoi je me concentrerai sur le premier OMD : éradiquer l'extrême pauvreté et la faim.

Un groupe de lycéennes du lycée Gayaza à Kampala, en Ouganda, s'est réuni pour débattre avec leur professeur principal adjoint, M. Ddungu Ronald, de la question de l'eau au sein de l'école et dans les communautés environnantes.

Si nous voulons réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement, il est essentiel de partager les ressources, les opportunités et les avantages et de veiller à ce que ceux qui exercent le pouvoir assument leurs responsabilités.

Je me souviens que j'allais souvent me promener avec mon père dans les plaines canadiennes. Un jour où nous allions cueillir du foin d'odeur aux racines roses et à l'arôme doux, j'ai remarqué qu'avant de cueillir la première herbe, mon père a pris dans sa blague à tabac une pincée de tabac qu'il a posée à côté pour l'offrir à la Terre-mère. Ce geste était sincère et naturel.

« the Times They Are A-Changin'1 ». Changent-ils ? À mon avis, ils ont déjà changé, et beaucoup plus que nous avons pu l'imaginer. Avec l'apparition des téléphones portables, l'arrivée massive des ordinateurs portables et l'association de ces deux technologies en smartphones, notre capacité à communiquer a considérablement changé au cours de ces vingt dernières années. Alors que la technologie continue d'évoluer pour offrir des moyens de communication plus versatiles et efficaces, la façon dont nous utilisons ces méthodes est presque aussi complexe que les appareils eux-mêmes. Cela élargit notre portée et nos relations en tant que personnes et, donc, en tant que groupes de personnes à la recherche d'un objectif ou d'un idéal commun. C'est pourquoi, avec la naissance des réseaux sociaux par le bais de nouvelles sources de technologie, un nouvel horizon s'ouvre aux groupes d'activistes ainsi qu'aux institutions sociales pour la transmission de leurs messages et l'organisation de leurs activités.

Pratiquement tous les jours à la télévision ou dans les journaux, on annonce des catastrophes naturelles dans diverses parties du monde, ce qui suscite de vives inquiétudes. Notre planète est en danger car les hommes, dans leur désir d'améliorer leurs conditions économiques et de vie, ont oublié que leurs actions engendrent la pollution et les changements climatiques. Selon la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ce terme désigne les changements climatiques attribués directement ou indirectement aux activités humaines qui ont des conséquences sur la composition de l'atmosphère.

Selon le Rapport mondial sur la jeunesse des Nations Unies publié en 2007, il y a environ 1,2 milliard de personnes, âgées de 15 ans à 24 ans dans le monde, soit 18 % de la population mondiale. Les jeunes sont une force puissante de changement et le nombre de jeunes militants est en progression, de nombreux jeunes engageant leur action dans une perspective de transformation sociale. Cette action est réalisée au moyen des médias et prend une forme différente selon les pays. Il peut s'agir de rallyes et de manifestations dans la rue, d'audiences publiques ou même de mouvements de base au sein des collectivités. Depuis que l'Internet est utilisé par 30 % de la population mondiale, comme l'indiquent certaines estimations, il est devenu aussi l'outil préféré des jeunes pour promouvoir le changement.

L'eau est essentielle à la vie et, sans eau, nous ne pourrions pas vivre. C'est pourtant le lot de nombreuses personnes dans le monde. L'accès à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement pose un problème urgent et difficile, en particulier dans un grand nombre de pays en développement.

Depuis l'invention d'Internet en 1989, son influence ne cesse de croítre, les pays industrialisés étant au cœur de ce processus et les pays en développement à la périphérie. Mais des lacunes en matière d'informations demeurent entre les deux groupes. C'est ainsi que l'expression « fossé numérique » a fait son apparition dans le langage de tous les jours pour décrire la disparité entre ceux qui ont accès aux toutes dernières technologies de l'information et de la communication et les autres. Il est toutefois important d'étudier la nature de cette fracture numérique et celle d'une fracture sociale au sein de chaque pays entre ceux qui maítrisent le flux d'information et ceux qui n'y ont pas accès.

J'ai découvert avec stupéfaction des centaines de baraques en tôle ondulée le long de chemins étroits et boueux. J'étais dans la Township de Khayalitish, en Afrique du Sud. Une jeune et jolie Africaine, à peine plus âgée que moi, portant de manière décontractée une jupe rose clair en dessous des hanches et un débardeur blanc couvert de taches, m'a conduite jusqu'à la hutte de Sekwamkele.