Le dividende numérique

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Vol. XLVIII No. 3 2011

L'hétérogénéité des modèles de cyberadministration et les inégalités marquées entre les sociétés fondées sur le savoir et les sociétés rudimentaires sont les plus grands obstacles à surmonter. Dans ce contexte, nous devons discerner quel rôle la cyberadministration joue dans la réduction de la fracture numérique.

L'impact des technologies de l'information et de la communication n'est pas limité au secteur dans lequel il est produit, mais touche tous les secteurs de la production et de la consommation. Cela s'applique également à la téléphonie mobile.

À la fin de 2010, l'Afrique dépassait l'Europe occidentale pour le nombre de connexions mobiles. En outre, même si l'Afrique, avec 100 millions d'internautes, est en retard dans ce domaine, entre 2000 et 2001, elle a enregistré un taux de pénétration d'Internet qui atteint plus de 2 000 %, soit plus de cinq fois que dans le reste du monde.

Les nations dotées de meilleures infrastructures en TIC présentent invariablement de meilleurs indicateurs de développement humain et une plus grande prospérité économique. Par ailleurs, les émeutes qui ont récemment éclaté à Londres (soutenues par l'utilisation des médias sociaux basés sur le Web et les TIC), les cas de cybercriminalité de plus en plus fréquents, les discours de haine en ligne, le vol d'identité, la perte de données, la surveillance par les régimes autoritaires et la propagande par les médias numériques ne sont que quelques aspects du revers de la médaille.

Les Nations Unies jouent un rôle essentiel pour relever l'un des plus grands défis et exploiter l'une des plus grandes opportunités auxquelles fait face l'humanité aujourd'hui - réduire la fracture numérique à la fois parmi et dans les pays.

Au début de 2011, il y avait 5,4 milliards d'abonnés au téléphone mobile dans le monde, ce qui signifie que nous avons effectivement atteint l'objectif de mettre à la portée de tous les peuples du monde les avantages des technologies de l'information et de la communication (TIC). Le moment est donc venu de faire le point, quatre ans avant l'échéance de 2015 fixée pour la réalisation des objectifs établis par le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) et celle des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Alors que dans les pays développés, la croissance devrait continuer de piétiner autour de 2,5 % pendant une grande partie de la décennie, un nouveau modèle de développement est en train de voir le jour. Le modèle de développement « fabriqué en Asie et consommé en Occident » qui servait si bien ce dernier dans le passé laisse place à une croissance économique plus inclusive et plus durable qui trouve donc de plus en plus sa source dans la région.

Les technologies de l'information et de la communication (TIC) portent les promesses d'un monde plus juste. En effet, dans de nombreux pays, l'accès à l'information et les réseaux sociaux permettent aux citoyens de faire davantage entendre leur voix dans les affaires locales, nationales et régionales. Alors que les technologies de l'information et de la communication ont des capacités immenses en matière de transformation individuelle et sociale, ceux qui se font déjà entendre dans les ordres du jour nationaux sont souvent ceux qui bénéficient des avantages offerts par les technologies.

Le développement durable est une question essentielle dans la gestion de la survie de la planète et la sauvegarde de l'environnement. Il s'inscrit de plus en plus dans un cadre de politique pluridisciplinaire, avec des répercussions sur les sphères économique, sociale et culturelle tendant à améliorer la qualité de vie de la communauté internationale.