La diplomatie de conférence

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Vol. LI No. 3 2014

Ce numéro commémore le bicentenaire du Congrès de Vienne (1814-1815) en s'appuyant sur le développement et l'efficacité de la diplomatie de conférence multilatérale dans le contexte des Nations Unies.

Le Congrès de Vienne a atteint son objectif : créer un ordre pacifique et stable pour des générations. Il a eu lieu pendant une période de transition très précaire entre l’Ancien Régime austère et rigide et l’instauration d’une société moderne transparente fondée sur des principes démocratiques et la participation.

En l’absence d’un arbitrage efficace et international, trois méthodes ont été traditionnellement employées : la guerre (duel judiciaire), l’équilibre du pouvoir (deux blocs militaires qui se neutralisent mutuellement par crainte d’un conflit ouvert) et la diplomatie de conférence.

Selon Inis Claude, parmi les conditions qui ont permis la création d’un nouvel ordre international à Vienne figurent le fonctionnement des États en tant qu’unités politiques indépendantes; les contacts importants entre eux; la conscience des problèmes résultant de leur coexistence; et la reconnaissance du besoin de créer des instruments institutionnels et des méthodes systématiques pour réglementer leurs relations.

L’idée que le XIXe siècle est une époque marquée par la paix de cent ans en Europe a été formulée et promue par plusieurs auteurs et intellectuels. Les plus connus d’entre eux ont été le diplomate américain Henry Kissinger et l’historien-économiste hongro-américain Karl Polanyi.

Pour ceux qui ont pour tâche de prévenir les conflits meurtriers, la « conférence de paix » présente de nombreux atouts qui font partie de la boîte à outils diplomatique.

Il n’est pas étonnant que les objectifs de paix et de sécurité, qui ont été établis sur les cendres de la Deuxième Guerre mondiale pour représenter « Nous, peuples », aient été fondamentaux pour les Nations Unies.

L’année 2014 marque le vingtième anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (la « Convention ») qui a été ratifiée par un grand nombre d’États parties. Le 16 novembre 2014, elle en comptait 166, dont l’Union européenne.

Par définition, le développement durable est une question de vaste portée qui pourrait englober des accords multilatéraux indépendamment du processus en cours visant à définir les objectifs du développement pour l’après-2015.

Convoqué en tant que Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain (CNUEH), le forum a publié une déclaration proclamant que « l’homme a un droit fondamental à la liberté, à l’égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permettra de vivre dans la dignité et le bien-être.

« La participation des peuples autochtones aux Nations Unies leur a permis de collaborer de manière pacifique et en partenariat avec les États pour faire avancer les questions les concernant et leurs droits. »
La Conférence mondiale sur les peuples autochtones, les 22 et 23 novembre 2014, Nations Unies, à New York.

Les interprètes ont été essentiels dans les contacts généralement asymétriques avec les populations rencontrées lors de ces explorations qui ont souvent débouché sur la signature d’accords bilatéraux et la dépossession des terres, au bénéfice, entre autres, des nations et des empires occidentaux dominants.

Les interprètes ont été essentiels dans les contacts généralement asymétriques avec les populations rencontrées lors de ces explorations qui ont souvent débouché sur la signature d’accords bilatéraux et la dépossession des terres, au bénéfice, entre autres, des nations et des empires occidentaux dominants.

C’est ainsi que les programmes de l’ONU encouragent et aident les enseignants, le personnel et les étudiants à travailler ensemble pour un monde meilleur. La Charte des Nations Unies et les principes de l’UNAI incarnent les idées et les valeurs fondamentales de l’enseignement supérieur.