Est-ce l'avenir que nous voulons?

[name]
Vol. XLIX No. 1 & 2 2012

Ce numéro spécial double porte sur les objectifs et les visions de la Conférence Rio + 20 et comprend les articles sur l’utilisation de l’énergie des étoiles sur Terre, l’énergie durable pour tous, et sur la nécessité de la vision positive d’une puissance des négociations.

Bien que l'expression « sécurité alimentaire » ait été inventée il y a 16 ans seulement, l'humanité lutte contre la famine et la faim depuis les anciens temps. L'accord du Sommet alimentaire mondial de 1996, fondé sur le concept que la sécurité alimentaire existe « lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive pour mener une vie saine et active », a donné une nouvelle vision aux efforts menés pour combattre la faim et la malnutrition.

Alors que l'attention mondiale est tournée vers la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, ou Rio+20, qui aura lieu en juin 2012, cette Conférence nous rappelle les multiples crises qui continuent à miner la planète. Ces crises sont d'autant plus évidentes dans les nations aux ressources limitées qui sont confrontées à de nombreux problèmes liés à la pauvreté et au sous-développement.

Nous vivons dans l'anthropocène où les êtres humains sont devenus une force majeure de l'environnement. L'augmentation des salaires et la réduction de la pauvreté ont coïncidé avec une demande croissante pour les biens et les services, comme la nourriture et l'énergie, ce qui a augmenté les pressions exercées sur les ressources naturelles et les écosystèmes, y compris la surexploitation et la dégradation.

Au cours des deux dernières décennies, les changements démographiques et économiques ont contribué à faire des villes et des centres urbains l'habitat dominant de l'humanité. Ce sont dans les villes que les améliorations rapides des conditions socio-économiques et environnementales sont possibles, mais aussi là où ces changements sont les plus nécessaires.

L'eau est omniprésente : elle est essentielle à toutes les formes de vie et à la plupart des activités économiques. Les Nations Unies ont déclaré que l'eau salubre et potable et l'assainissement qui, avec d'autres activités domestiques représentent environ 7 à 10 % de la consommation totale de l'eau, étaient un droit humain.

Appuyée par un large éventail de parties prenantes allant de la société civile et du grand groupe de femmes aux gouvernements et aux organisations des Nations Unies, la Conférence qui aura lieu en juin inclura plusieurs fois dans le document final l'égalité des sexes. Quelles en seront les conséquences pour la réalisation de l'égalité des sexes et du développement durable ?

Submergés comme nous le sommes par les inquiétudes liées aux changements climatiques, le déluge du livre de la Genèse offre une métaphore déterminante. Dans ce récit mythologique, la nature vengeresse donne lieu à une catastrophe. L'Arche est une technologie qui peut limiter les dégâts et finalement sauver des vies, alors que Noé, le patriarche, représente la politique presciente.

L'énergie est à la base du développement humain. De la création d'emplois à la compétitivité économique, en passant par le renforcement de la sécurité et l'autonomisation des femmes, l'énergie constitue le grand intégrateur.

L'idée de proclamer chaque année une journée reconnaissant la situation des veuves dans le monde s'est concrétisée avec l'Assemblée générale des Nations Unies déclarant le 23 juin Journée internationale des veuves. Dans un message adressé l'année dernière, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné que « cette Journée internationale des veuves offre l'occasion d'attirer l'attention sur les nombreuses difficultés que connaissent les femmes lorsque leur mari meurt.

La communauté internationale est menacée par une crise énergétique mondiale, par des modifications du climat et des écosystèmes causées par le réchauffement de la planète, ainsi que par la contamination de l'eau et de la nourriture. Le monde entier est confronté aux immenses défis de combler le fossé entre la demande énergétique prévue et un approvisionnement énergique durable, sans carbone, à un prix abordable.

Dans la deuxième décennie du XXIe siècle, l'architecture dont nous avons besoin pour résoudre les problèmes mondiaux - y compris les obstacles à une civilisation plus durable - présente autant de difficultés que les problèmes eux-mêmes.

Les politiques nationales et internationales se heurtent aux impératifs à court terme des cycles électoraux et, animées par l'obsession du gain, ne sont pas orientées vers une voie durable. Les chefs de gouvernement passent une si grande partie de leur temps à défendre leur siège d'élu que leurs politiques visent principalement à gagner des électeurs et à les conserver.

Afin d'éviter une catastrophe pour la planète, les sociétés doivent trouver un moyen de réduire les émissions de carbone de dioxyde (CO2), le plus grand contributeur au réchauffement climatique étant l'élément prioritaire des négociations menées actuellement sur le climat.

Un principe de base que nous aimerions établir est que Rio +20 soit une occasion unique de recentrer le paradigme du développement en un concept et un objectif plus vastes, qui est le développement durable. Désormais, Rio +20 devrait nous donner la chance d'intégrer un agenda du développement durable, à la fois aux niveaux thématique et institutionnel, afin de pouvoir commencer la mise en œuvre de ces objectifs de base dont la réalisation, dans de nombreux cas, a pris du retard.

Dans le Quatrième Rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui a été terminé en 2007, il est dit que « le réchauffement du système climatique est sans équivoque. On note déjà, à l'échelle du globe, une hausse des températures moyennes de l'atmosphère et de l'océan, une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau moyen de la mer ».

Le Sommet de la Terre qui s'est tenu à Rio en 1992 a été un événement historique qui s'est conclu par des accords visant à guider le développement durable dans le monde. Selon le premier principe de la Déclaration de Rio de 1992 sur l'environnement et le développement, « les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable.

La Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement qui s'est tenue à Rio de Janeiro en juin 1992, appelée aussi Sommet de la Terre, a été un événement historique. Elle a adopté la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement, connue sous le nom des Principes de Rio, ainsi qu'Action 21, un programme d'action pour le développement durable dans le monde, et a donné lieu à des instruments juridiquement contraignants sur les changements climatiques et la biodiversité.

Nous revenons à Rio de Janeiro cette année, et ceux d'entre nous qui seront présents, plus de 110 chefs d'État, négociateurs, experts et dix mille représentants de la société civile - devront apporter des progrès et restaurer la confiance.

La réputation est un atout majeur pour toute organisation, et c'est aussi le cas pour les Nations Unies. C'est pourquoi il est essentiel que les organisations qui composent le système des Nations Unies démontrent clairement qu'elles adhèrent aux mêmes principes qu'elles promeuvent. C'est fondamental pour maintenir à la fois leur réputation et leur intégrité.