7 milliards de personnes, 1 Organisation des Nations Unies, Main dans la main

[name]
Vol. XLVIII No. 4 2011

Actuellement, la communauté internationale dispose d'options limitées pour répondre aux crises humanitaires. La résolution 46/182 de l'Assemblée générale a établi les principes de base des interventions à la suite de catastrophes humanitaires et a été un élément essentiel de la création du Bureau du Coordonnateur des secours d'urgence et du Comité permanent inter-organisations (CPI).

On pense traditionnellement que la démocratie et la dictature sont des systèmes qui s'excluent mutuellement. On suppose souvent que lorsqu'un système s'effondre, il est remplacé par un autre, comme si c'était dans l'ordre des choses. Certains théoriciens, comme Francis Fu- kuyama, soutient l'idée qu'avec l'effondrement de l'Union soviétique, qui a marqué la « fin de l'histoire », la démocratie libérale a mis en échec la tyrannie de manière décisive. En effet, depuis, même s'il y a eu des revers dans des pays comme l'Ukraine et le Zimbabwe, la dictature a reculé.

En un peu plus de deux décennies, la santé mondiale a acquis une visibilité et un statut politiques que certains auteurs ont appelés une révolution politique. Alors que les questions liées à la santé sont devenues un élément central du programme d'action mondial, d'importantes ressources ont été accordées à l'aide au développement pour faire face aux problèmes de santé majeurs.

Selon des rapports de l'ONU, 1 personne sur 10 est actuellement âgée de 60 ans ou plus; d'ici à 2050, ce taux sera de 1 sur 5, le nombre des personnes âgées dépassera celui des enfants de moins de 14 ans. Alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, le nombre de personnes âgées de 60 et plus continue d'augmenter si rapidement qu'on anticipe une augmentation de 30 %, ce qui portera leur nombre à un milliard d'ici à la fin de la présente décennie et peut-être à deux milliards d'ici le milieu du siècle.

Depuis l'adoption d'Action 21 en 1992, l'ONU s'est employée à promouvoir le développement durable dans les domaines économique, social et envi- ronnemental ainsi qu'aux niveaux local, national et international. Grâce aux efforts des décennies passées, l'Organisation a réussi à propager le concept de développement durable dans le monde, à mener périodiquement un grand nombre d'activités pertinentes et à définir de nombreux engagements politiques internationaux. Alors que les pays sont de plus en plus interdépendants, la volonté de participer de manière concertée au développement durable s'est affirmée. Il serait juste de dire que cela marque une nouvelle ère du développement durable.

Les armes nucléaires sont des niveleurs stratégiques pour les parties les plus faibles d'un conflit, mais elles n'achètent pas la défense au rabais. Elles peuvent conduire à la création d'un État sécuritaire, en privilégiant le secret gouvernemental, en réduisant la responsabilité du public et en augmentant l'écart entre les citoyens et les Gouvernements.

Au cours de l'année passée, en grande partie à l'insu du public, les Gouvernements des pays riches et ceux des pays pauvres se sont attelés à la conception du Fond vert pour le climat visant à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 afin d'atténuer les effets du changement climatique et de s'y adapter. Avons-nous réellement besoin d'un nouveau fonds mondial, et avons-nous les moyens de le financer, compte tenu de la crise financière ?

Les pays en développement et les communautés vulnérables doivent passer d'un modèle de développement traditionnel à un modèle qui crée un climat stimulant, non seulement pour résoudre les problèmes intérieurs d'inégalités et d'injustice sociale, mais pour établir des relations multilatérales et mutuellement avantageuses afin d'examiner les questions mondiales urgentes, assurer les avantages compétitifs et construire des économies stables.

Comment Ban Ki-moon sera-t-il jugé au cours de son deuxième mandat à la tête de l'organisation mondiale œuvrant à réaliser la paix et la sécurité internationales ? Selon la première version critiquée ou selon la deuxième version plus favorable ? Même si une étude approfondie nous entraínerait trop loin du sujet de cet article, je voudrais, afin d'encourager une analyse plus poussée, dire quelques mots sur les fonctions centrales du Secrétaire général. Dans le domaine de la paix et de la sécurité, il porte plusieurs casquettes : il est général des opérations de maintien de la paix, prince politique de la diplomatie internationale, pape laïc des valeurs de la Charte et Président-directeur général d'une bureaucratie internationale complexe. Tous ces rôles sont complémentaires et liés entre eux, mais par souci de clarté, cet article traitera chacun séparément.

Les critiques à l'égard de l'action du Secrétaire général concernant les droits de l'homme ont principalement porté sur son échec apparent à dénoncer les violations, en particulier au Myanmar, au Sri Lanka et en Chine. Ces critiques vont à l'encontre des études universitaires récentes qui ont montré que le fait d'isoler les États était un moyen relativement inefficace de répondre aux problèmes chroniques en matière de droits de l'homme.

La prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) dans différentes parties du monde continue de poser une menace systémique et généralisée au développement social et économique à long terme de nombreuses nations, en particulier dans les petits États en développement.