Ban Ki-moon

M. Ban Ki-moon, huitième Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, est de la République de Corée. En 37 ans de carrière, il a rendu d'éminents services au gouvernement de son pays et sur la scène internationale.

L’urgence apparaît clairement : si les tendances démographiques et les conflits actuels – conflits complexes prolongés avec un risque élevé de reprise, déplacements forcés de très grande ampleur, conflits urbains, inégalités croissantes – continuent, l’écart entre les besoins et les réponses apportées ne fera que s’accentuer.

À l’occasion de cet anniversaire et chaque jour, nous devons utiliser notre pouvoir et notre influence pour faire ce qui est juste et nécessaire pour promouvoir la Charte.

Alors que nous célébrons un demi-siècle d’engagement et de réussite, rappelons-nous les termes de la déclaration de la première réunion ministérielle du Groupe des 77, à Alger, en 1967, qui gardent toute leur pertinence aujourd’hui :« Dans un monde où les éléments sont toujours plus inter- dépendants, la paix, le progrès et la liberté sont communs à tous et indivisibles. »

Quand les nations industrialisées du G-8 se sont réunies à Heiligendamm, en Allemagne, le 6 juin 2007, les limites ont été fixées. Sur le réchauffement climatique, deux camps adverses se sont affrontés.

Juché sur une colline, le Club de golf de Pétionville surplombe Port-au-Prince et la mer. Ses parcours jadis bien soignés accueillent ces jours-ci près de 50 000 personnes, parmi les quelque 1,2 million qui ont été déplacées par le tremblement de terre et qui se retrouvent entassées dans des tentes ou des appentis en bâche fournis par l'ONU ou des organismes internationaux de secours.Lorsque je m'y suis rendu la semaine dernière, le soleil brillait. La vie continuait, semble-t-il : les enfants jouaient, les mères faisaient la lessive en plein air. Plusieurs personnes avaient établi des commerces et des marchés informels pour vendre de la nourriture, du charbon de bois, des fruits, des chaussures, du shampooing. Dans la lueur du soleil, on pourrait aisément y voir un signe d'espoir, la vie au milieu des ruines. Mais quand arrivera la pluie, le terrain juché sur une colline escarpée deviendra boueux, dangereux et source de maladie. Pour ceux qui sont coincés dans le camp, l'espoir semblera loin.

Il y a deux ans, j'ai demandé que des programmes de prévention et de traitement du paludisme soient mis à la disposition des populations exposées à ce fléau dans le monde entier d'ici à la fin de 2010. Cette Journée mondiale de lutte contre le paludisme nous donne bien des raisons de nous réjouir. En un laps de temps très court, nous sommes passés d'une situation où l'on s'efforçait simplement d'enrayer la progression de la maladie à l'objectif réaliste qui consiste à prodiguer des soins efficaces et abordables à tous ceux qui en ont besoin. Par ailleurs, la communauté des scientifiques a élaboré un programme de recherche afin de mettre au point les outils et les stratégies qui permettront d'éliminer définitivement ce spectre.

Les institutions universitaires ont un rôle crucial à jouer dans le renforcement des travaux des Nations Unies. Des laboratoires de recherche aux salles de séminaires, en passant par les salles de conférences et les réunions officieuses dans les cafétérias, la recherche de solutions innovantes aux défis mondiaux commence sur les campus.