Avant-Propos

À la veille du premier Sommet mondial sur l’action humanitaire, qui aura lieu les 23 et 24 mai 2016 à Istanbul, en Turquie, l’équipe de la Chronique de l’ONU a invité un groupe éminent de contributeurs à écrire des articles pour ce numéro qui a pour thème « L’action humanitaire : une responsabilité partagée ». Ce numéro présente des points de vue variés sur l’avenir de l’action humanitaire ainsi que des réflexions personnelles sur la manière de répondre à l’augmentation exponentielle des besoins humanitaires résultant de l’ampleur et de la complexité sans précédent des crises actuelles.

Les Nations Unies continuent de travailler avec les États Membres, les partenaires de la société civile et le secteur privé pour alléger les souffrances humaines et les pertes causées par les catastrophes d’origine naturelle et humaine. Les efforts qu’elles ont déployés ont permis de répondre aux besoins immédiats des populations dont la vie a été ravagée par des événements comme les séismes, la famine et la guerre. Elles ont aussi aidé les communautés touchées en reconstruisant des infrastructures et des institutions solides afin de les protéger contre d’éventuelles catastrophes.

Si les fonds reçus pour financer les activités de secours menées par l’ONU ont considérablement augmenté, ils n’ont pas suffi à faire face aux exigences liées aux interventions en cas d’urgence. 

C’est dans ce contexte que le Secrétaire général Ban Ki-moon a proposé en 2012 la tenue du Sommet mondial sur l’action humanitaire. Ce Sommet vise à rassembler les gouvernements, les organisations humanitaires, le secteur privé ainsi que ceux qui sont touchés par les crises pour réinventer le système humanitaire international, le rendant plus sensible et plus responsable envers les populations qu’il sert.

Le Secrétaire général Ban Ki-moon, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence Stephen O’Brien et Alek Wek, une ancienne réfugiée soudanaise, qui est aujourd’hui mannequin et Ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, figurent parmi les personnes qui ont contribué à ce numéro.

Nous espérons que ce numéro de la Chronique, qui vient à point nommé, permettra d’éclairer les débats qui auront lieu pendant et après le Sommet mondial sur l’action humanitaire et œuvrera en faveur de son objectif, qui est de créer un système humanitaire plus efficace et plus durable.